J’ai profité d’un samedi ensoleillé pour tester le Mac/Val.
Non, il ne s’agit pas d’un nouvel hamburger créé spécialement pour la Saint Valentin, en forme de cœur, à offrir à sa chérie ou à son chéri avec une petite bouteille de Saint-Amour. Non.
Pour ceux qui l’ignorent, le Mac/Val est le Musée d’Art Contemporain du Val de Marne, inauguré à Vitry-sur-Seine en 2005, et qui regroupe un millier d’œuvres, de 1950 à nos jours.
Ce musée est un peu particulier.
En premier lieu, il y règne une atmosphère très décontractée, qui change agréablement de l’ambiance compassée de certaines institutions, (ici pas de gardiens-cerbères qui se jettent sur vous si vous vous approchez trop près d’une œuvre, ni de regards ulcérés si par malheur vous riez un peu trop fort).
Au Mac/Val, la politique est d’embaucher des jeunes, souvent en situation difficile, n’ayant a priori aucune connaissance dans l’art. Ils bénéficient d’une formation de 5 mois, et une fois en poste, suivent régulièrement des ateliers ou des conférences sur les artistes exposés. Mots d’ordre pour ces gardiens d’un nouveau genre :
- interaction avec le public,
- dialogue,
- explication des oeuvres.
- uniforme : jean, tee-shirt, voire bermudas en été.
En deuxième lieu, les jardins ont été parfaitement aménagés : pelouses sur lesquelles on peut s’allonger (luxe, calme et volupté…) banc disséminés sous les arbres, chaises longues à disposition… Un véritable eden dont on profite pleinement après la visite des expositions.
Et enfin, last but not at all least, un restaurant, le Transversal, pourvu d’une terrasse qui donne sur le jardin, accueille les personnes comme moi, à qui les nourritures spirituelles ne font pas oublier les nourritures terrestres. Ce restaurant « fusionne » complètement avec le musée, puisque des œuvres d’art culinaires sont exposées en salle, et les menus sont élaborés selon les exposition en cours (plat exposition). De plus, l’équipe du restaurant organise des « visites gustatives », ainsi que des projections de films artistico-culinaires, en invitant le public à déguster des mises en bouche à l’entracte. Dernière série de films projetés : « Le retour des tomates tueuses », « L’attaque de la moussaka géante », et « Purée quelle horreur ! ». On en a l’eau à la bouche…
Oups, un petit oubli.. La prochaine fois, promis, je vous parlerai des œuvres exposées !

Proprement dégoûtant ! Cette histoire d'art pour les pauvres me révolte ! Où va t-on si on se met à cultiver les ouvriers et les chômeurs ? Vous voudriez aussi qu'ils savent lire c'est ça ? Et quoi encore ?
Personnellement le seul endroit où je veux bien que l'art traverse le périphérique c'est Porte Champerret - à la rigueur Porte Maillot.
Laissez les prolos travailler et ma fortune sera bien gardée !
Rédigé par : Max Milliard | 11 juillet 2008 à 18:51